Pourquoi il faut arrêter de classer les énergies en positives ou négatives

LE MONDE INVISIBLE

Françoise Houba

5/4/20266 min read

Dans beaucoup de discours spirituels, énergétiques ou de développement personnel, on entend souvent parler d’énergies positives et d’énergies négatives.

Il faudrait pour bien faire attirer le positif. Éviter le négatif.

S’entourer de bonnes vibrations. Éloigner les mauvaises.

Sur le papier, ça peut sembler simple. Voire rassurant.

Mais en réalité, cette manière de voir les choses pose un vrai problème : elle nous fait passer à côté du plus important.

Une énergie n’a pas de morale
Portrait d'une femme façon boudoir
Portrait d'une femme façon boudoir

Sur ma page Patreon, L’École du Monde Invisible, je propose justement d’apprendre à mieux repérer les énergies qui nous traversent, à comprendre leur fonction, et à reconnaître leurs formes d’ombre et de lumière.

Vous y trouverez un document à télécharger qui reprend les idées principales de cette vidéo, avec une grille de lecture énergétique et des exemples concrets pour vous entraîner à observer comment une même énergie peut se manifester dans la matière.

C’est gratuit, il faut simplement être membre pour y avoir accès.

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L’un des grands pièges, quand on parle d’énergie, c’est de lui coller immédiatement une étiquette morale.

La colère serait négative.

La douceur serait positive.

Le doute serait mauvais.

La joie serait bonne.

Mais la réalité est plus fine que ça.

illustration d'un papillon de nuit sur fond rose
illustration d'un papillon de nuit sur fond rose
Femme qui se sent sereine et sourit légèrement
Femme qui se sent sereine et sourit légèrement

Quand on parle d’ombre et de lumière, on pourrait croire qu’il s’agit de deux forces opposées. D’un côté, le bien. De l’autre, le mal. D’un côté, le positif. De l’autre, le négatif.

Mais ce n’est pas comme ça que je vois les choses.

L’ombre et la lumière sont souvent les deux expressions d’une même énergie.

La lumière, c’est la forme juste, utile, consciente, équilibrée d’une énergie.

L’ombre, c’est sa forme déviée, bloquée, excessive ou détournée.

La colère, par exemple, n’est pas mauvaise en soi. Elle peut être une énergie de protection. Elle peut signaler qu’une limite a été franchie. Elle peut nous aider à réagir face à une injustice, à sortir d’une situation qui nous abîme, ou à retrouver une forme de dignité intérieure.

Dans sa lumière, la colère dit : “Là, quelque chose n’est pas juste.”

Elle remet du mouvement là où il y avait peut-être trop de soumission, trop de silence, trop d’adaptation.

Mais cette même colère, quand elle déborde, quand elle n’est plus consciente, quand elle devient rage, peut devenir destructrice. Elle peut blesser, écraser, humilier, casser le lien ou faire payer à l’autre ce qui ne lui appartient pas.

L’énergie de départ est la même. Ce qui change, c’est sa forme. Sa direction. Le degré de conscience qu'on y met.

C’est exactement pour ça qu’il est trop limité de dire : “la colère est négative”. Non. La colère est une force. Elle peut protéger ou détruire. Elle peut remettre une limite ou devenir violence. Elle peut servir la vie ou l’abîmer.

Tout dépend de la manière dont elle circule.

Si ce sujet vous parle, sachez que j’en ai fait une vidéo complète sur YouTube pour vous aider à comprendre les bases théoriques d'une vision énergétique du monde.

Vous pouvez la regarder pour prolonger la réflexion.

🔗 Dans la presse : tu peux aussi me retrouver sur le carnet d’adresses de Gala ici : FRANÇOISE HOUBA sur Mon Carnet Gala.

Une énergie a une fonction.

Elle sert à quelque chose.

Et c’est la manière dont elle s’exprime, l’état intérieur depuis lequel elle est vécue, et ce qu’elle vient nourrir, qui déterminent si elle est constructive ou destructrice.

Autrement dit, ce n’est pas l’énergie elle-même qu’il faut juger trop vite. C’est son expression qu’il faut apprendre à observer.

L’ombre n’est donc pas forcément l’opposé absolu de la lumière. C’est souvent la même énergie, mais sortie de son axe.

Prenons l’exemple du doute.

Dans sa lumière, le doute sert à vérifier. Il permet de ne pas croire n’importe quoi. Il ouvre un espace de discernement. Il nous invite à questionner, à chercher, à creuser, à ne pas avaler une vérité toute faite simplement parce qu’elle nous arrange.

Mais dans son ombre, le doute bloque tout mouvement. Il devient rumination, paralysie, auto-sabotage. On doute de soi, de ses perceptions, de ses choix, de ses ressentis. On ne vérifie plus pour avancer. On doute pour ne plus bouger.

L’énergie est la même. Mais son expression n’a plus la même fonction.

Même chose avec le désir.

Dans sa lumière, le désir met en mouvement. Il donne une direction. Il réveille l’élan. Il montre ce qui appelle, ce qui attire, ce qui donne envie d’aller vers quelque chose.

Dans son ombre, le désir devient compulsion. Il prend le dessus sur le discernement. Il ne met plus en mouvement de manière consciente. Il pousse, il obsède, il consume.

Là encore, ce n’est pas le désir qui est le problème. C’est son déséquilibre.

Illustration des 4 éléments de la nature alignés verticalement : feu, eau, air, terre
Illustration des 4 éléments de la nature alignés verticalement : feu, eau, air, terre
Toute énergie est composée de deux faces

Selon la loi énergétique de polarité, toute énergie porte en elle deux faces.

Comme une pièce de monnaie.

Une face lumineuse.

Une face d’ombre.

Un potentiel de construction.

Un potentiel de distorsion.

On peut le voir très simplement avec les quatre éléments.

L’ombre et la lumière ne sont pas deux énergies différentes

Le feu, dans sa lumière, donne l’élan, le courage, l’action, la capacité à commencer. Mais dans son ombre, il peut devenir guerre, agressivité, impulsivité ou destruction.

L’eau, dans sa lumière, ouvre la sensibilité, l’intuition, la réceptivité, la capacité à ressentir. Mais dans son ombre, elle peut devenir submersion, confusion émotionnelle, fusion ou débordement.

L’air, dans sa lumière, permet la prise de recul, la réflexion, la compréhension, la circulation des idées. Mais dans son ombre, il peut devenir coupure, isolement, fuite dans le mental ou distance excessive.

La terre, dans sa lumière, apporte la stabilité, l’ancrage, la structure, la sécurité. Mais dans son ombre, elle peut devenir rigidité, contrôle, fermeture ou résistance au changement.

Pour aller plus loin
Parce qu’une énergie n’est pas positive ou négative en soi.

Aucun de ces éléments n’est bon ou mauvais. Ils ont tous une fonction.

Et ils peuvent tous être vécus dans leur lumière ou dans leur ombre.

Pourquoi cette lecture change tout

Quand on arrête de classer les énergies en positives ou négatives, on arrête aussi de se juger trop vite.

On ne se dit plus immédiatement : “Je ne devrais pas ressentir ça.”

On commence plutôt à se demander : “Qu’est-ce que cette énergie essaie de me faire comprendre ?”

Et cette question change tout.

Parce qu’elle nous fait passer du jugement à l’observation.

De la culpabilité à la compréhension.

De la réaction automatique au discernement.

La vraie question n’est donc pas : “Est-ce que cette énergie est bonne ou mauvaise ?”

La vraie question est : “Qu’est-ce qu’elle sert, et comment est-ce qu’elle s’exprime ?”

Conclusion

Il est temps d’arrêter de classer les énergies en positives ou négatives. Parce que cette lecture est trop pauvre.

Une énergie n’est pas morale. Elle a une fonction.

Elle peut être vécue dans sa lumière ou dans son ombre.

Elle peut construire ou déformer. Soutenir ou bloquer. Ouvrir ou enfermer.

Si je ressens de la colère, qu’est-ce qu’elle cherche à protéger ?

Si je ressens du doute, qu’est-ce qu’il cherche à vérifier ?

Si je ressens du désir, vers quoi est-ce qu’il veut me mettre en mouvement ?

Si je ressens de la peur, de quoi elle essaie de me protéger ?

Ça ne veut pas dire qu’il faut tout justifier.

Ça ne veut pas dire que toutes les expressions d’une énergie sont acceptables.

Une colère destructrice reste destructrice. Un désir compulsif reste déséquilibré. Une peur qui contrôle toute la vie reste limitante.

Mais au lieu de condamner l’énergie, on apprend à lire sa fonction.

Conclusion

Il est temps d’arrêter de classer les énergies en positives ou négatives.

Parce que cette lecture est trop pauvre.

Une énergie n’est pas morale. Elle a une fonction. Elle peut être vécue dans sa lumière ou dans son ombre. Elle peut construire ou déformer. Soutenir ou bloquer. Ouvrir ou enfermer.